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La lutteuse | TABLOÏD

La lutteuse | TABLOÏD


– (Homme 1):
I love that stuff! That’s what I look for
in combat. And I call these 2 beautiful
women, Women with a capital W. – (Homme 2): Alors,
chers téléspectateurs, attachez vos ceintures! – (H. Laurin): Moi,
je suis “game” dans la vie. Fait que quand un collègue
m’a lancé le défi de devenir lutteuse, j’ai tout
de suite répondu: “Ben, ouais!” – Gorgeous Ladies of Wrestling! – Devenir une femme forte, adulée
des foules, super belle, athlétique, c’est
un méchant beau programme, ça. (exclamations d’une foule) Est-ce que j’ai ce que ça prend
pour accomplir cette mission? On a fait la vraie expérience,
sans “bullshit”, sans traitement de faveur. – (Homme 3):
C’est la victoire. – (Homme 4):
À la semaine prochaine, si
Dieu le veut! – Celle qu’on voit là,
justement, c’est moi. Mais au tout début,
est-ce que je savais dans quoi je m’embarquais? Est-ce que je savais
que ça durerait presque 2 ans? Vraiment pas. – (Homme): Wrestling fans,
let’s get ready to rumble! – Voici ce que ça prend
pour devenir une lutteuse. (cloche) On est à Montréal-Nord, au Torture Chamber Pro Wrestling
Dojo, surnommé la “Chamber”. Je suis venue voir de quoi ça avait l’air
la semaine dernière. Mais là, c’est
mon premier vrai entraînement. Je reconnais les mêmes faces
que la semaine dernière qui étaient là
dans la classe que j’ai jugée intermédiaire. Pis moi, j’ai jamais fait ça. Pis ça allait vraiment vite. Je trouvais ça, comme, ils
étaient vraiment de haut niveau; ben, pour quelqu’un qui
en n’a jamais fait comme moi. Là, je suis comme:
“Oh, mon Dieu! “Est-ce que ça va être
comme mardi dernier “quand je suis venue pis
que j’étais en pleine admiration de tout ce qu’ils faisaient?” Si c’est le cas, je vais avoir très, très,
très, très mal demain matin. On va voir! Ha, ha, ha! – Premièrement, l’entraînement
a été très exigeant. C’était au moins
une trentaine de minutes d’activité intense sans arrêt. Pis le lendemain
et le surlendemain, je me suis réveillée
comme en “hangover”. C’est comme si j’avais bu
de l’alcool, mais j’ai pas bu une goutte. Donc, j’avais mal à la tête, j’avais manifestement
mal partout. J’étais raquée, raquée, raquée. Mais c’était la première fois
que je me sentais aussi maganée, juste d’avoir fait de l’exercice
physique finalement. Le coach Dru Onyx est très, très
patient et compréhensif. Il m’a fait répéter
la roulade avant, que je ne saisissais pas,
très souvent. Mais il le fait aussi à tous les
autres. Je ne suis pas unique. Mais il sait aussi
que je pars de loin. Donc, il est très patient,
très compréhensif. Il m’encourage beaucoup.
Merci, je suis très contente. J’aime pas ça me faire chicaner
devant tout le monde. Avant d’aller plus loin,
un peu de contexte s’impose. Vous allez comprendre après pourquoi je suis en plein le
genre à m’embarquer là-dedans. J’ai été, dans le passé, la championne québécoise
de “air guitar”. J’ai même participé
à des compétitions nationales. En plus, ma thèse de doctorat
portait sur Mötley Crüe. Donc, “air guitar”, Mötley Crüe
et maintenant la lutte! Vous voyez le portrait. Ah oui, détail important: je connaissais pas
grand-chose à la lutte avant de m’embarquer
là-dedans. Je peux déjà dire que
je me suis beaucoup améliorée. Je suis passée
de 5, 10 “push-up” à avoir mal à 100 “push-up” par jour. J’abandonne pas, je continue. Pis à la fin, je suis
tellement contente de moi que ça me donne juste
l’impulsion de recommencer, de retourner. Mais il faut le mentionner,
même si je trouve que je me suis beaucoup
améliorée en un mois et demi, j’ai encore énormément
de croûtes à manger, vraiment! Tous les “lockup”,
les “wristlock”, les “headlock”. Tout ça, il faut… C’est des jeux de pieds,
des jeux de mains, des jeux de corps
qu’il faut apprendre, qu’il faut maîtriser
sans hésiter. Parce que ça va vite. La lutte,
comment ça marche, au juste? Il y a un gentil et un méchant. Le gentil,
on l’appelle le “babyface”, ou tout simplement le “face”. Le méchant, c’est un “heel”. Le “face”, c’est le plus fort,
le plus rapide, le plus courageux,
le plus brave. Le “heel”, lui,
c’est le pas fin de service. Il est traître,
il fait des coups de cochon. Il n’a pas d’honneur. On aime ça,
l’haïr! En fait, il faut l’haïr! Leur rivalité, c’est
un soap-opéra éternel. Le bien contre le mal.
Hulk Hogan contre Ric Flair. Bref, c’est
“Star Wars” en speedo. Ah! Les dés sont
toujours pipés, hein! C’est le promoteur
du show qui décide. Le bon finit pas mal
toujours par gagner, même s’il a souvent l’air
dans la marde jusqu’au cou. Mais s’il ne gagne pas cette fois,
il va gagner la prochaine fois, car chaque combat
est un chapitre dans le long soap de la lutte. La lutte, là,
c’est de la poésie en mouvement. Il y a rien de plus beau. (cris et applaudissements) – Stacy Thibault aussi a été
formée à la Torture Chamber. Elle est bien placée pour parler de la montée des
femmes dans le monde de la lutte parce qu’elle y roule
sa bosse depuis 2013. Même que c’est elle qui inaugure
le premier match féminin de la fédération Battlewar
avec Flo Riley. Est-ce que tu sens qu’il y a
une différence dans l’accueil, dans la réception des lutteuses,
par rapport aux lutteurs? – Moi, de la façon
dont je le vois, c’est qu’il y a une montée
dans la lutte féminine. Donc, c’est sûr que
pour peut-être les hommes, c’est qu’ils ont
peut-être une petite… – Une insécurité.
– Une insécurité. Comme: “Oh, vont-elles
voler nos spots?” Tu sais? Comme là, il y a Flo
qui est à la Chamber, il y a Yasmin Christ. The Black Widow Eve,
ça s’en va en Ontario. Pis woup! Eux, ils ont des spots
en Ontario, nous… (cris) Tu sais, les parents,
ils ont comme… Ils m’ont beaucoup
supportée là-dedans. Mais quand j’arrive,
admettons, au travail, pis: “Ah ben, peux-tu
travailler samedi?” Non, je peux pas.
“Pourquoi?” Je fais de la lutte. “Tu fais de la lutte?
Mais t’es toute petite!” (cris) – (H. Laurin): Flo Riley,
je m’entraîne avec elle. C’est vraiment une machine.
C’est la meilleure. Elle m’impressionne au bout! C’est peut-être même contre elle que je vais avoir
mon premier match. Mais quand
je la regarde aller, là, j’ai l’impression
d’être super loin de son niveau. – Tu sais, ça dépend. Il y a pas de temps pour
que tu commences à lutter. C’est vraiment quand t’es prête.
– OK! – Tu sais, il y en a
que ça prend 2 ans. Moi, ça m’a pris
je pense 9 mois. Parce que j’ai été blessée, fait que ç’a retardé
mon premier match. Normalement, moi, je pensais pas
que j’étais prête. Mais souvent, c’est ça. C’est quand tu penses que
t’es pas prête que t’es prête. Dru, il va le savoir.
Lui, il sait vraiment… C’est le maître. Il sait tout. Honnêtement,
il sait vraiment tout. – (H. Laurin):
J’en ai tellement devant moi. – Non! Il faut pas
que tu penses ça, parce que plus tu mets de temps, un peu comme dans
n’importe quoi dans la vie, plus tu mets de temps,
plus que t’as des résultats. Tu sais, c’est vraiment ça,
la lutte. Au début,
j’ai commencé comme toi. OK, j’ai commencé
tranquillement pas vite. Pis c’est…
t’es sur le bon chemin. Il faut juste pas que tu lâches. Pis si t’as besoin d’aide,
t’as juste à me le demander. On va s’entraîner. Je vais te préparer,
inquiète-toi pas. – (H. Laurin): Mon Dieu,
je suis vraiment étonnée de ce que je peux faire. Je ne savais même pas
que je pouvais faire ça. Mon Dieu, je me révèle être
en forme pis je le savais pas. Je suis étonnée de mes propres
capacités physiques, il faut aussi que j’ajoute
que tout ce qu’on fait est beaucoup plus douloureux que ce que je pensais
que ça allait être. Chuter… même les roulades
derrière, ça fait mal au dos. Tout fait mal à quelque part. Je pensais que les cordes
étaient molles et confortables, mais elles sont super tendues
pis c’est en plastique rigide. C’est un sport de contact,
c’est un sport difficile. Personne n’a dit
que ça allait être boire des cocktails
sur le bord d’une piscine. Dru Onyx est
le président-directeur général et le grand manitou
de la Torture Chamber. Il a fondé l’école en 2004. Il a formé ou conseillé
plein de lutteurs au Québec. Lui-même, il est lutteur et
il a eu des auditions à la WWE. Son élève le plus connu
est un certain Kevin Owens, un champion québécois à la WWE. – (Homme): KO-Mania is upon us! (cris) – (H. Laurin): Ce que dit Dru
ici, c’est vraiment important. Plus je m’avance, plus je me
rends compte que, la lutte, c’est pas un sport individuel. C’est pas moi contre l’autre. Il n’y a personne
qui veut se faire mal. C’est nous deux, ensemble,
qui présentons un show. En gros, si j’ai l’air forte,
c’est que l’autre a décidé de revoler loin
pis fort sur le ring. (applaudissements) – Thank you! Ça fait 7 mois
que je m’entraîne. En mai dernier, Dru Onyx,
le coach, avait dit que si ça continuait
sur cette belle lancée-là, à la fin de l’été, je pourrais
être dans le cours avancé. Mais là, pendant ce temps-là
en cachette, il a acheté quelque chose. L’école a déménagé
de lieu, de local. Qu’est-ce que je trouve
un peu décourageant, c’est la manière
dont le coach nous entraîne. Il est très exigeant.
Je comprends ses raisons. C’est un “heel” dans la vie.
C’est un méchant dans le ring. Puis, il continue à être
ce personnage-là dans l’école. C’est pas le coach
aux manières les plus douces et aux mots
les plus encourageants. – C’est sûr
qu’il y a comme un… à un certain moment,
un désenchantement. C’est naturel, là. Donc là, je suis peut-être plus
dans une phase comme ça, que des fois,
je suis un peu comme… “Ah, ça me tente pas d’aller
me faire crier dessus ce soir, “mais bon, je vais
y aller pareil parce que je sais que je m’améliore vraiment
à chaque semaine.” Pis tout le monde
est passé par là. Je suis pas… Je vais pas être
la première graduée, loin de là. Pis ça, je veux
vraiment confirmer que Dru Onyx connaît
énormément la lutte pis il connaît
comment former des lutteurs. Je mets pas du tout ça en cause. C’est plus la manière
que la connaissance. (bip) – Dru m’a donné
mon premier “shine”. En fait, un “shine”, c’est
le premier tiers d’un combat. (cloche) Donc, on a fait
à peu près 2, 3 minutes. Juste très, très “basic”, juste
pour dire qu’on casse la glace. J’étais super nerveuse. Mais juste
qu’il m’ait nommée, moi… Sérieusement, ma réaction,
c’était comme: “Hein? Moi?” (cris) (huées) (cris) – (groupe, scandant):
Rock’n’roll! Rock’n’roll! Rock’n’roll! – Moi, je vais avoir
37 ans dans 2 semaines, dans une semaine et demie. Et je me rends compte que
c’était pas la meilleure idée, apprendre à lutter
dépassé 35 ans. C’est ça, j’ai de la difficulté. Je suis pas celle
qui avance le plus vite. Ça fait plus qu’un an que je
suis là, un an et 2, 3 mois. Pis je “rushe” encore, là. C’est
pas… Je suis pas “on point”. Il y en a qui ont vraiment comme la… facilité de faire
suivre des prises entre elles. Pis moi, je me sens bloquée. Je me sens bloquée parce que
j’ai pas cette connaissance-là. Comment ça qu’elle est capable
de faire ça pis que, moi, j’ai pas pensé… Oh, c’est parce qu’elle écoute
de la lutte depuis toujours. Elle a un tatouage d’Undertaker.
Pis moi, je suis comme: “Allô!” (rires) – (groupe): We don’t quit, they quit!
We don’t lose, they lose! – (Dru): Move it!
Move it! Move it! Next one! Next one! Next one! – C’est extrêmement exigeant
au niveau du temps. C’est 2 soirs/semaine plus
tout un après-midi, tout le dimanche après-midi,
un après-midi de fin de semaine. Je trouve ça super dur.
Vraiment. Au même titre que les blessures,
pis la physiothérapie. C’est comme pas avoir le temps
de vivre ma vie, là. Je trouve ça vraiment “tough”. ♪ ♪ ♪ – (H. Laurin): Bon, astheure
qu’on est en forme, c’est le côté créatif
qui embarque. Ça fait un bon bout que j’attends ça
avec grande impatience. Évidemment,
“l’air guitar” et Mötley Crüe vont refaire partie
de la “game”. Allô! – Bonjour!
– Ça va bien? – Oui, toi?
– “Yes!” – Es-tu prête à voir ça?
– Oui! – “Yes!” Mon nom,
c’est Lennie Löwe. Moi, mon personnage,
c’est un peu, finalement, c’est la reine du rock’n’roll. Pis très axée sur
le “hair métal” des années 80. Je pense que
je vais être une “face”. Ç’a plus de sens,
dans ma tête en ce moment, d’être une “face”
qu’être “heel”. Mais je suis en train de penser à des manières
d’être sur le ring, incorporer
le “air guitar” là-dedans. Ça, j’ai super hâte, vraiment. As-tu vu ça? Des Flying V!
Elles sont parfaites en plus! – Je fais
des costumes à l’international. Que ce soit pour les États-Unis.
J’en ai fait pour l’Australie. J’ai des costumes
qui se sont rendus au Japon. J’ai fait des costumes
pour la WWE aussi. – Ah oui? OK! – Honnêtement, c’est
comme mon “achievement”. – Ben oui! Ma foi! – J’ai fait le costume
d’Abbey Laith, ou Kimber Lee sur
le circuit indépendant. – J’ai fait les costumes
de Mercedes Martinez, pour Billie Kay aussi, qui présentement
est à SmackDown. Un des plus gros “achievement” que j’ai fait
en tant que costume, c’était Drew Gulak
pour le tournoi Cruiserweight. J’avais jamais vraiment
travaillé le cuir. Pis j’ai sacré vraiment
beaucoup, beaucoup. Mais en bout de ligne, de le
voir sortir de l’arrière-scène avec ma création, pour moi, c’était… c’était surréaliste,
façon de parler. Parce que dans un sens,
jamais j’aurais pensé: “OK, là, c’est moi qui ai fait
ça. C’est mon nom derrière ça.” – Je pense que je ne veux plus
jamais l’enlever. – Tu vas te promener comme ça? – C’est ça! Je vais me promener
comme ça dans la rue. Mais je suis vraiment contente.
Merci beaucoup! – Ça fait plaisir!
– Euh, oui! – Honnêtement, je suis autant
énervée que toi du résultat. À chaque fois que
je fais mes costumes, c’est comme le final que je suis
comme: “OK, qu’est-ce que…” – Oui! – De papier à vrai,
qu’est-ce que ça va donner? Tu te sens encore plus
dans ton personnage. Là, ça se concrétise
pour vrai, là. – J’avais hâte que
ça arrive, ce moment-là, fait que je suis
très, très contente. – Envoie-moi 1000 photos
de tous les angles possibles. – OK, parfait! (cris) – (Dru):
Break! Lockup! (cris) Break! – (H. Laurin):
Aujourd’hui, je participe
à une dernière séance privée pour être certaine
que tout est à point. Un an et demi
après mon premier “bump”. (applaudissements) – Donc, le meeting est là. Je m’en vais
au meeting de production. C’est là qu’on se fait donner
les derniers conseils, les derniers ajustement… en vue du show, pis pour ça,
vous n’avez pas le droit de venir. Ha, ha! C’est juste les lutteurs
pis le personnel du show. On se voit tout à l’heure. Là, il est 6h30, le match
est à 7h50 à peu près. Donc, c’est dans 1 h 20 min. C’est beau, on a révisé,
Flo pis moi. Je le connais bien,
elle le connaît bien aussi. On va se parler durant le match (Ça ne paraît pas, mais
on se parle durant le match). “Let’s go!” – Je vais vous dire franchement, mon coeur de mère
saignait des fois parce qu’elle avait des bleus,
une mini-commotion cérébrale, des “pucks” un peu partout. Je me disais: “Mais ma foi!
Qu’est-ce qui lui a pris?” Mais là, pour ce soir,
ça va être: “Kill her, baby!” – (foule, scandant):
“Let’s go, Justin!” “Let’s go, Justin!” “Let’s go, Justin!” – (H. Laurin):
Là, je suis nerveuse, mais j’essaie de respirer
pour bien me calmer. Comme Flo m’a dit:
“Se souvenir du premier ‘move’, de la première chose”;
pis je m’en souviens, fait que c’est correct. (cris) – (Arbitre): “One, two…” (cris) “One, two, three!” (cris, cloche) – (Annonceur): Votre gagnant,
“your winner”: Justin Turnbull! – Mesdames, messieurs, notre prochain combat prévu
pour une chute, ou 15 minutes, dans la division féminine. Our next battle, one fall,
15 minutes in the women’s division. (♪ rock ♪) (applaudissements) – De Montréal,
“from Montreal, Quebec”, Flo Riley! ♪ ♪ ♪ Et son adversaire,
“her opponent…” (cris et applaudissements) (paroles indistinctes
de l’annonceur au micro) – Fait que là, le rideau
s’ouvre, c’est un gros “pop”. Et là, je me rappelle
que j’avais une… Je m’étais dit:
“Je vais aller sur le ring, “je vais aller en avant, en face car la caméra est là pis
je vais revenir dans mon coin.” J’ai rien fait de ça! Je suis juste allée
directement dans mon coin. (cloche, acclamations) (cris) – (Flo): Hé! Hé! – Hé! (huées) (cris) – Hé, toi! (cris) (rire d’un homme) (effort, cris) – Wouh! Rock’n’roll! (cris) Flo, bien entendu qui est
une “heel” incroyable, qui a vraiment fait en sorte que
tout le monde l’haïsse, elle, donc, que l’amour aille sur moi. Ça, c’est la marque
d’une bonne “heel”. (huées) (articulation silencieuse) – (foule, scandant): Lennie!
Lennie! Lennie! Lennie! – Ce à quoi je m’attendais pas,
c’est que, OK, j’avais ma petite gang
qui criait “Lennie! Lennie!”, mais que tout le monde
à un certain point, c’était: “Lennie! » – (foule, scandant):
Lennie! Lennie! (cris) – (arbitre): Veux-tu abandonner? – (Lennie): Oui!
Là, il y a la bourde que j’ai faite. J’ai crié “oui”
à “do you give up?” C’est quelque chose
que, sur le coup, là, que je me sentais vraiment mal. Mais avec le recul,
genre, je m’en fous. (cris) Rock’n’roll! (acclamations) – Un, deux… (cris) – (foule, scandant):
Lennie! Lennie! Lennie! Lennie! Lennie! Lennie! Lennie! – Rock’n’roll… (huées) (cris) (♪ rock ♪) (acclamations) – (annonceur): Mesdames, messieurs,
la gagnante, “the winner”: Lennie Löwe! (cris) – Ah, ça a été vraiment
un beau match! Pis je suis vraiment contente de
moi pis je suis vraiment fière! Pis wow!
Quel sentiment fantastique! C’était vraiment le fun! (soupir) C’était supposé être
du maquillage “waterproof”! “Oh, my God!” – Ha! En ce moment,
je dirais oui. En ce moment, je dirais oui. Ouais, d’habitude, je suis assez réaliste
et dure dans ces moments-là, mais oui, ç’a valu la peine. Il y a plein de choses
qui fallait que je comprenne, qu’il fallait que je prenne
mon temps pour comprendre. Hum… réussir ça après 6 mois,
j’aurais pas été capable. – Bravo, Hélène!
– Merci, Alex! – T’as vraiment bien
“handle this shit”. – Merci, Louis. – Il y a presque 2 ans, je me demandais
dans quoi je m’embarquais. Je savais rien. Je savais pas que ça me
prendrait autant de temps. Je savais pas que
ça me ferait aussi mal. Mais je savais surtout pas
que j’aurais autant de fun. Vous savez quoi? J’ai pensé
abandonner plusieurs fois. Mais je suis restée. Je suis convaincue que
c’était la bonne chose à faire. Parce que durant ces 10 petites
minutes sur le ring, j’étais la reine du monde. Je suis vraiment fière
d’avoir été aussi tenace. Je pense que je le referais. Rock’n’roll! (cris) Mais qu’est-ce que
ça m’a apporté? Des abdos d’acier,
ça, c’est sûr! Mais surtout
une admiration sans borne pour tous ces athlètes
qui travaillent tellement fort et qui s’investissent de manière
si intense à chaque semaine. Ben sinon, je suis
juste vraiment fière d’avoir accompli quelque chose que je pensais sincèrement
plus facile au début. Mais je retire aussi
que je suis capable d’en faire beaucoup plus
que ce que je pensais. Parce que finalement,
moi aussi, je suis devenue une de ces femmes fortes,
adulées des foules, super belles et athlétiques. Pis en plus, ah! J’ai gagné! – (foule, scandant):
Lennie! Lennie! Lennie! Sous-titrage: MELS

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